Vue d'un bâtiment du chantier "Grand-rue"
(© Mission de Ras Shamra)
Détail de la tête en ivoire RS 18.221
(© Mission de Ras Shamra)
Vue du Djebel Akra
Le mont Sapon des Ougaritains
(© Mission de Ras Shamra)
Détail de la tablette RS 17.28
acte juridique international en akkadien
(© Mission de Ras Shamra)
Empreinte du sceau dynastique
d'Ougarit sur la tablette RS 15.91
(© Mission de Ras Shamra)
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Ras Shamra – Ougarit

C’est au printemps 1929 que commencèrent les fouilles régulières de la mission alors dirigée par Claude Schaeffer, avec la collaboration de Georges Chenet, au mois d’avril à Minet el-Beida, puis, dès le 9 mai, dans la région la plus élevée du tell de Ras Shamra, où les fouilleurs découvrirent les vestiges de l’antique Ougarit et de son port principal.
La même année, la revue Syria publiait les contributions des acteurs de ces premières découvertes.
Nous devons à Léon Albanèse, un collaborateur de Charles Virolleaud qui dirigeait le Service des Antiquités en Syrie et au Liban, la première description du site portuaire de Minet el-Beida :

« Cette anse a suffisamment d’eau pour abriter les bateaux d’un certain tonnage et possède en outre une plage de sable fin permettant de tirer au rivage des embarcations légères. Un ruisseau d’eau douce, le Nahr el-Fidd se jette à la mer au sud de la crique. Il est évident que ces lieux, favorisés par la nature, ont dû être fréquentés par les marins dès les âges les plus reculés. D’abord simple point de relâche avec aiguade, un comptoir d’échange s’y éleva par la suite, précurseur lui-même d’établissements plus considérables » (L. Albanèse 1929)

.

et à Claude Schaeffer, l’arrivée sur place :

« nous nous rendions à Minet-el-Beida, le 30 mars 1929, avec une caravane de 7 chameaux portant nos bagages, les routes et pistes étant à ce moment impraticables à l’auto. Nous profitions des journées de Pâques pour installer notre camp et pour prospecter le site, où nous avions bientôt recueilli sur un rayon de plusieurs kilomètres des traces d’occupation depuis l’âge néolithique (…) jusqu’à l’époque romaine ».

et la découverte des premières tablettes en écriture cunéiforme alphabétique, inconnue alors :

« Il s’agit d’une vingtaine de tablettes environ, dont la plus petite mesure 3 x 4, la plus grande 16 x 21 cm., taille exceptionnelle. Suivant M. Charles Virolleaud à qui je les ai soumises, la plupart de ces tablettes présentent un type d’écriture nouveau et sont pour l’instant indéchiffrables. »

et déchiffrée dès l’année suivante.

Fouilles sur le tell de Ras Shamra (Mission de Ras Shamra, fonds Schaeffer, Collège de France).
Tablette RS 12.063 : abécédaire en ougaritique (Musée national de Damas)

À l’issue de la première campagne, René Dussaud, conservateur au Louvre, concluait déjà, en se fondant sur l’analyse de la documentation archéologique, sur :

« la diversité des populations qu’on rencontrait à Ras Shamra au cours de la seconde moitié du deuxième millénaire » avant notre ère.

L’année 2019 sera l’occasion de dresser un bilan de la longue tradition d’études pluridisciplinaires portant sur la documentation issue de l’exploration du site de Ras Shamra depuis neuf décennies et de souligner le dynamisme de la recherche par l’étendue des enquêtes à mener, des voies à explorer, des approches à développer.

En 2019

de nombreuses manifestations à l’occasion du 90e anniversaire du début des fouilles sur le site de Ras Shamra – Ougarit

« Le caveau était rempli de terre jusqu’à la voûte… Elle avait pénétré dans le caveau par un trou pratiqué dans la voûte par des violateurs qui avaient visité et pillé la tombe très anciennement… Mais dans la hâte avec laquelle ils semblent avoir opéré, ils n’avaient pas bien exploré les coins du caveau où nous trouvions… une pyxide ovale en ivoire dont le couvercle porte une fort belle sculpture. Elle représente une déesse assise sur un autel, le torse nu, vêtue d’une ample jupe, tenant dans les mains des épis et flanquée de deux boucs dressés sur leurs jambes postérieures… Je ne puis ici entrer dans la discussion de cette curieuse représentation de la potnia thérôn qui trahit nettement le style mycénien et qui est comparable à l’ivoire, incomplet celui-ci, du Musée d’Athènes, trouvé par Tsuntas à Mycènes même. »

Claude Schaeffer (Syria 1929)

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